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Santé : faut-il (déjà) craindre un nouveau virus ?

Avr 28, 2020 | Désinfection

Alors que nous sommes en pleine pandémie de Coronavirus, la presse s’inquiète déjà d’un nouveau risque en provenance de Hong Kong. De quoi s’agit-il ?

 Plusieurs cas d’individus infectés au virus de l’hépatite E du rat (VHE du rat) ont été diagnostiqués à Hong Kong dans les dernières semaines. 11 personnes pour être tout à fait précis. Déjà en 2018 une telle infection avait été identifiée à Hong Kong également. Ce virus, qui jusqu’à présent était réservé aux rongeurs, présente donc maintenant un risque pour l’être humain. D’autant plus que des recherches approfondies ont permis de réaliser que ce phénomène avait déjà été identifié dans d’autres pays, en Asie, en Europe et sur le continent américain.

 

 

Même s’il est certain que la pandémie que nous traversons accentue les peurs et qu’il ne faut pas tomber dans la psychose, le sujet est en tous cas suffisamment sérieux pour que l’OMS soit alertée.

 

Ce que nous savons et ce que nous ignorons :

 L’hépatite E du rat, une cousine très éloignée dans l’hépatite E humaine, est un virus qui jusqu’à présent n’infectait que les rongeurs. Comme les variantes humaines, elle s’attaque au foie.

 La transmission de l’hépatite E humaine se fait essentiellement par voie orale et généralement par la consommation d’eau non potable ou de produits alimentaires contaminés par des excréments d’origine humaine ou animale.

 A l’inverse, aujourd’hui, la transmission du VHE du rat entre le rat et l’homme est inconnue. Le seul constat qui puisse être fait et que certains individus à Hong Kong sont infectés du même virus que les rats. Il est possible d’envisager de multiples hypothèses en matière de transmission à l’humain : nourriture contaminée, eau contaminée, contact direct avec l’animal ou avec ses excréments et même transmission par le biais d’un autre animal, …

 

Que faut-il savoir sur l’hépatite E humaine ?

 Elle a été identifiée pour la première fois en 1983 et c’est la forme d’hépatite la plus fréquemment rencontrée en Europe où les deux premiers cas ont été identifiés en 1997. Dans le monde, on estime que 20 millions de personnes sont infectés chaque année. Principalement dans les pays à faible niveau d’hygiène.

 Même si elle peut parfois être grave (70 000 morts chaque année dans le monde), l’hépatite E est une maladie du foie qui, dans sa forme chronique, est traitée en quelques semaines. Bien souvent, elle est tellement bénigne que les patients eux même ne savent pas qu’ils ont été infectés et ils n’ont ainsi fait l’objet d’aucun traitement. Elle existe sous 4 formes génétiques, deux d’entre eux étant exclusivement présents chez l’homme, les deux autres chez l’homme et chez l’animal.

 En France, les cas d’hépatite E sont rares : 200 à 300 par an. Mais il semblerait que ce chiffre progresse chaque année depuis 10 ans.

 La période d’incubation est de 40 jours en moyenne et les symptômes peuvent être les suivants :

  • Fièvre
  • Jaunisse
  • Nausées, vomissements
  • Douleurs abdominales
  • Urines foncées

 

Comment se prémunir du risque d’infection ?

 Même si le virus se transmet essentiellement par voie alimentaire, il est suspecté qu’il puisse aussi y avoir une transmission liée à une hygiène des mains insuffisante ou par contact direct ou indirect avec des animaux.

 Comme pour d’autres virus, tels que le Coronavirus, il est donc fortement recommandé de se laver les mains régulièrement et en particulier pour toutes les personnes qui côtoient les animaux notamment les éleveurs, les personnes qui travaillent dans des abattoirs, les vétérinaires, …

 

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